Sur les pistes
- raymondchristine2
- 21 janv. 2025
- 3 min de lecture

21 janvier 2025 :
Après le petit déj, on démarre vers 9 h 30 direction Chrey Thom Waterfall.
Arrivés sur place, on se rend compte que cela fait quelques temps qu’elle ne fait plus partie des circuits touristiques. Les installations sont en ruine et il faut se frayer un chemin pour y accéder.
C’est tant mieux, on est seuls...


La cascade n’est pas immense mais ce qui la rend belle c’est la végétation luxuriante autour. Il y a des arbres mais surtout des lianes énormes.



On remonte la piste à pieds pour voir s’il y a un point de vue. Un homme arrive en scoot et s’arrête pour nous demander si on a besoin d’aide. On lui répond qu’on est venus voir la cascade et qu’on regarde autour. Il nous explique que cette piste mène à la frontière du Vietnam, qu’il n’y a pas de village mais quelques fermes.
On retourne à notre scoot et on repart vers un village ethnique. Sur le chemin, on emprunte une piste au hasard et on rencontre 2 femmes qui gardent un troupeau de buffles.





On croise quelques enfants qui nous disent bonjour et nous sourient.
Un peu plus loin, on tombe sur cette construction improbable

Vous connaissez Michel, il faut aller voir.... C’est une maison semi enterrée en construction.
Durant cette balade, nous avons de belles vues sur les vallons et la forêt.



Le village ethnique n’à aucun intérêt car trop proche de la ville et moderne.
Nous sommes de retour en ville vers 12 h 30. On s’arrête dans une gargotte pour manger du poisson grillé et du riz.
On passe l’après midi au bord de la piscine : baignade, lecture.
Comme nous n’avons fait que du scoot aujourd'hui, on decide d’aller dîner chez notre loueur de scoot à pieds. 2,5 kms aller retour, c’est mieux que rien 😁
Pour la question d’hier, bonne réponse de Taloche.
Depuis 2008, les Bunongs ne peuvent plus cultiver leurs champs comme l'ont toujours fait leurs ancêtres. Cette année-là, le gouvernement cambodgien a accordé une concession foncière économique, communément appelée ELC( Economic Land Concession ), à Socfin-KCD, une filiale du groupe luxembourgeois Socfin, une entreprise spécialisée dans la production d'huile de palme et de caoutchouc. L'année suivante, l'entreprise a reçu une deuxième ELC mitoyenne de la première. Les deux concessions, détenues par deux filiales enregistrées au Cambodge, appelées Varanasi et Sethikula, couvrent 6 659 hectares de terres avec des baux de 70 et 99 ans, respectivement. En quelques années, la forêt primaire a été abattue et les champs ont été détruits pour produire du caoutchouc naturel à l'échelle industrielle.
Pour les Bunong, ces ELC ont sonné le glas de leur mode de vie traditionnel. Privés de leurs moyens de subsistance, ils sont entrés brutalement dans l'économie de marché.
En 2015, 80 représentants de la communauté ont intenté une action en justice en France contre le groupe Bolloré, la société mère indirecte du groupe Socfin, basé au Luxembourg. Bien qu'étant un actionnaire minoritaire avec 39,75 % des parts, une plainte a été déposée contre la société française au motif qu'elle exerce un contrôle réel sur Socfin. Après six ans de procédures judiciaires, l'affaire a connu une première conclusion en juillet 2021, lorsque le tribunal de première instance de Nanterre, en banlieue parisienne, a rejeté la demande des Cambodgiens, jugeant qu'"aucun des requérants ne peut prouver un droit réel d'exploitation des terres litigieuses."
Mais un espoir subsiste puisque le groupe Bollore a été condamné par un juge français pour la même affaire au Cameroun à verser 140 000 € à 145 paysans. L’affaire du Cambodge doit être reétudiée en 2025.
Question du jour :
Comment s’appelle cette plante ?



C’est le mimosa pudica, aussi appelée plante pudique
Coix lacryma-jobi