A la découverte des villages de minorités
- raymondchristine2
- 26 janv. 2025
- 3 min de lecture

26 janvier 2025 :
Aujourd'hui, on fait une sortie avec notre hôte pour découvrir 3 villages de minorités ethniques.
On démarre à 8 h 30 et la femme de notre hôte vient avec nous. Pour rejoindre le 1er village, nous avons 40 kms de route, enfin de piste puis on prend un bateau.



Nous arrivons au village de Kaoh Piek habité par la minorité ethnique Kachok qui est animiste. L’animisme (du latin animus, originairement « esprit », puis « âme ») est la croyance en un esprit, une force vitale, qui anime les êtres vivants, les objets mais aussi les éléments naturels, comme les pierres ou le vent, ainsi qu'en des génies protecteurs.
Le village est réputé pour son cimetière de totems.

Quand quelqu'un meurt, il est enterré dans les bois. La famille met dans le cercueil des vêtements, des vivres et construit autour une sorte de maison. Les totems représentent les membres de la famille qui vont accompagner l’âme du defunt vers une autre vie. Ils mettent également tous les objets qui représentent la personnalité du défunt et qui pourront lui servir pour sa vie future.
Une fois la cérémonie finie, la famille ne revient jamais sur la sépulture puisqu’ils croient à la réincarnation et laisse la nature reprendre ses droits.


On va ensuite voir le village et on visite une maison et la cuisine attenante.


Ce village n'a ni électricité ni eau. La rivière sert de douche, lave linge et même lave scooter.
On reprend le bateau pour rejoindre un village plus grand pour manger.
On part ensuite dans un village de la minorité kreung. Cette minorité avait une tradition qui s’est perdue aujourd'hui. Ils construisaient des petites huttes pour les filles qui atteignait la puberté pour leur permettre de recevoir les garçons et avoir des relations sexuelles si elles le souhaitent.

Les garçons avaient eux aussi une hutte construite à côté de celle des filles.

Une fois mariés, le couple revenait habiter avec leur famille.
Cette tradition a disparue depuis une vingtaine d’années avec l’arrivée de la modernité.
Dans le village, nous ne voyons que des enfants et des vieux. Les autres habitants sont au champs à recolter le manioc. On rencontre une vieille dame qui tisse à l’ancienne. Notre guide nous explique qu’il ne peut pas communiquer avec elle car elle parle un dialecte et ne comprend pas le khmer.

Notre guide nous fait rencontrer des gens qui préparent le manioc. Ils le pèlent et le coupent


avant de le mettre à sécher entre 5 et 7 jours.

Dans le dernier village, on assiste au ramassage et à la mise en sacs du manioc séché.

Notre guide nous explique que la récolte appartient à une famille mais que toute la communauté aide.
Les sacs de manioc sont ensuite vendus à des grossistes (100 $ la tonne) qui les acheminent vers le Vietnam où il est transformé.
Quelques clichés de la journée :




Ce fût une journée très intéressante car notre guide nous a donné beaucoup d’informations sur la vie des différentes ethnies et une fois de plus nous étions seuls. On a pu se rendre compte des conditions difficiles de vie de ces ethnies.
Ce soir, notre hôte nous dépose à notre cantine et vient nous rechercher à la fin du repas.
Pour la question d’hier, pas de bonne réponse.
Cela sert à détourner l’eau de pluie pour ne pas qu’elle tombe dans le pot qui récolte le latex.

Question du jour :
A quoi servent les trous creusés au bord de la rivière ?




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